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De quoi ai-je besoin ? La question essentielle quand on s’est oubliée en tant que femme épuisée.

7 sept.
10 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Écouter ses besoins et son corps peut aider une femme épuisée à sortir progressivement du mode survie.
Écouter ses besoins et son corps peut aider une femme épuisée à sortir progressivement du mode survie.


« De quoi ai-je besoin ? »


Une question toute simple.

Et pourtant, lorsqu’on est une femme épuisée, elle peut être étonnamment difficile à entendre… et encore plus difficile à répondre.

Parce qu’on sait très bien ce que les autres attendent de nous.


On sait ce qu’il faut faire.

Ce qu’il ne faut pas oublier.

Ce qu’il faut organiser.

Ce qu’il faut gérer.

On connaît les besoins de nos enfants, de notre conjoint, de nos proches, de nos collègues.


Mais lorsqu’il s’agit de nous, le silence peut s’installer.

« Je ne sais pas. »

Ou alors :

« Je verrai plus tard. »

« Ce n’est pas important. »

« J’ai d’autres choses à faire. »

« Je n’ai pas le temps. »


Et si cette incapacité à répondre était justement un signal ?

Un signal que, depuis longtemps, tu fonctionnes davantage en répondant aux besoins des autres qu’en écoutant les tiens.


Tu sais ce qu’il faut faire… mais sais-tu ce dont tu as besoin toi la femme épuisée

?


C’est une différence fondamentale.

Nous sommes nombreuses à vivre en mode automatique.

Le réveil sonne.

On se lève.

On prépare.

On travaille.

On organise.

On anticipe.

On répond.

On aide.

On rentre.

On recommence.


Et dans cette succession de « il faut », une question essentielle disparaît progressivement :

« Comment vais-je, moi ? »


Pas seulement :

« Est-ce que j’ai assez dormi ? »

Mais :

« Comment est-ce que je me sens réellement ? »

« Qu’est-ce qui me pèse ? »

« Qu’est-ce qui me nourrit ? »

« De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »


Quand on a passé des années à fonctionner dans l’action, cette question peut sembler presque étrangère.

Parce qu’on a appris à faire.

Pas forcément à écouter.


Quand prendre soin de soi devient encore une tâche à accomplir.


C’est un paradoxe que je rencontre souvent.

Une femme épuisée peut avoir parfaitement intégré qu’elle doit prendre soin d’elle.


Alors elle essaie.

Elle fait du sport.

Elle médite.

Elle prend des compléments.

Elle mange mieux.

Elle réserve un massage.

Elle part quelques jours.

Elle télécharge une application.

Elle commence une nouvelle routine.

Et pourtant, elle reste épuisée.


Pourquoi ?


Parce que même le « prendre soin de soi » peut devenir une nouvelle obligation.

Une nouvelle case à cocher.

Une nouvelle performance.


« Il faut que je fasse dix minutes de méditation. »

« Il faut que je fasse du sport trois fois par semaine. »

« Il faut que je boive davantage. »

« Il faut que je me couche plus tôt. »


Et nous voilà reparties dans le « il faut ».


Alors que la véritable question pourrait être beaucoup plus simple :


« De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »

Peut-être que tu as besoin de bouger.

Mais peut-être que tu as besoin de repos.

Peut-être que tu as besoin de voir du monde.

Mais peut-être que tu as besoin d’être seule.

Peut-être que tu as besoin de parler.

Mais peut-être que tu as besoin de silence.


Il n’existe pas une routine universelle capable de répondre à tous les besoins.

Parce que tes besoins évoluent selon les périodes de ta vie, ton état physique, ton niveau de fatigue, tes émotions et ce que tu traverses.


Pourquoi est-ce si difficile de savoir ce dont on a besoin ?


Parce que nous avons souvent appris à nous adapter.


À être raisonnables.

À ne pas déranger.

À être disponibles.

À faire plaisir.

À tenir.

À être fortes.

À relativiser.


« Ce n’est pas si grave. »

« Il y a pire. »

« Je vais gérer. »

« Je n’ai pas le choix. »


Et à force de repousser ses propres besoins, on peut finir par ne plus les reconnaître.


Le corps envoie pourtant des informations.

La fatigue.

L’irritabilité.

Les tensions.

Le besoin de solitude.

Les difficultés à récupérer.

La sensation d’être constamment sollicitée.

L’impression d’être « pleine ».

Pleine de pensées.

Pleine de responsabilités.

Pleine de choses à gérer.


Mais lorsque le mental est constamment aux commandes, ces signaux peuvent être rapidement balayés.


« Je verrai plus tard. »

Et le plus tard devient demain.

Puis la semaine prochaine.

Puis les vacances.

Puis quand les enfants seront plus grands.

Puis quand le travail sera moins chargé.

Puis quand tout ira mieux.

Sauf que ce moment idéal arrive rarement.


Ton corps n’est pas un obstacle à ta vie


Lorsque tu es très sollicitée, ton corps peut devenir quelque chose que tu cherches simplement à faire taire.


Tu es fatiguée ?

Tu bois un café.

Tu es tendue ?

Tu continues quand même.

Tu as besoin de t’arrêter ?

Tu repousses.

Tu es triste ?

Tu rationalises.

Tu es irritée ?

Tu culpabilises.

Tu as besoin d’aide ?

Tu te dis que tu vas te débrouiller seule.


Et progressivement, tu peux perdre cette capacité essentielle :


écouter ce qui se passe en toi avant d’atteindre ta limite.


Écouter son corps ne signifie pas lui obéir aveuglément.

Ce n’est pas parce qu’une émotion ou une sensation apparaît qu’elle donne automatiquement la bonne réponse.

Mais elle mérite d’être entendue.

Une fatigue peut être une information.

Une tension peut être une information.

Une émotion peut être une information.

Un besoin de solitude peut être une information.

Et apprendre à recueillir ces informations permet de faire des choix plus ajustés.


« De quoi ai-je besoin ? » n’est pas une question égoïste


C’est peut-être même l’une des idées les plus importantes à retenir.

Prendre en compte ses besoins n’est pas devenir égoïste.


C’est reconnaître que toi aussi, tu fais partie des personnes dont tu dois prendre soin.


Tu peux aimer profondément ta famille et avoir besoin de temps seule.

Tu peux être présente pour tes proches et avoir besoin de repos.

Tu peux aimer ton travail et avoir besoin de couper.

Tu peux être généreuse et avoir des limites.

Tu peux aider les autres sans te sacrifier.


La difficulté vient souvent du fait que nous avons associé nos besoins à quelque chose de secondaire.

Comme si prendre soin de soi devait toujours passer après tout le reste.


Mais si tu repousses systématiquement tes besoins, ils ne disparaissent pas.

Ils s'accumulent.


Et parfois, c’est précisément cette accumulation qui finit par contribuer à ton épuisement.


Apprendre à distinguer envie, besoin et obligation


Cette distinction peut t’aider énormément.

Une obligation correspond à quelque chose que tu dois réellement faire.

Une envie correspond à quelque chose qui te ferait plaisir.

Un besoin, lui, correspond à quelque chose qui participe à ton équilibre.

Et les trois ne sont pas toujours alignés.


Tu peux avoir envie de rester sur ton canapé toute la journée, alors que ton corps aurait peut-être besoin de bouger un peu.

Tu peux avoir envie de faire plaisir à quelqu’un, alors que ton besoin réel est de te reposer.

Tu peux avoir l’obligation de travailler, tout en ayant besoin de moments de récupération dans ta journée.


L’objectif n’est donc pas de faire systématiquement ce dont tu as envie.


L’objectif est de redevenir capable d’identifier ce dont tu as besoin pour pouvoir faire des choix plus conscients.


Une question à te poser plusieurs fois par jour


Je te propose une expérience très simple.

Pendant quelques jours, arrête toi quelques secondes.

Pas dix minutes.

Pas besoin d’une nouvelle routine compliquée.

Quelques secondes.

Respire.

Et demande toi


« De quoi ai-je besoin maintenant ? »


Puis observe.

Ton corps.

Ta respiration.

Tes émotions.

Tes pensées.

Ton niveau d’énergie.


Et laisse venir la réponse.


Elle peut être très simple :

« J’ai besoin de boire. »

« J’ai besoin de manger. »

« J’ai besoin de faire une pause. »

« J’ai besoin de sortir prendre l’air. »

« J’ai besoin de parler à quelqu’un. »

« J’ai besoin d’être seule. »

« J’ai besoin de dormir. »

« J’ai besoin de dire non. »

« J’ai besoin qu’on m’aide. »


Et parfois, la réponse sera :

« Je ne sais pas. »

Ce n’est pas un échec.

C’est peut-être simplement le début du chemin.


Commencer par observer ce qui te vide et ce qui te nourrit


Une autre question peut être très révélatrice :

« Qu’est-ce qui me vide ? »

Puis :

« Qu’est-ce qui me nourrit ? »


Et attention, il ne s’agit pas uniquement d’alimentation.


Quelles personnes te font du bien ?

Quels environnements te permettent de respirer ?

Quelles activités te redonnent de l’énergie ?

Quels moments te permettent de te sentir pleinement toi-même ?


Et à l’inverse :


Quelles situations te laissent systématiquement vidée ?

Quels engagements acceptes-tu par automatisme ?

Quelles relations te demandent énormément d’énergie ?

Quelles habitudes entretiennent ta fatigue ?

Quels « il faut » pourrais-tu remettre en question ?

Cette observation permet progressivement de faire apparaître ton propre fonctionnement.

Et surtout, elle permet de sortir du « je dois tout supporter ».


Se reconnecter à ses besoins, c’est aussi apprendre à poser des limites


Il y a un lien très fort entre les besoins et les limites.

Si tu ne sais pas ce dont tu as besoin, il est difficile de savoir où poser une limite.


Et si tu ne poses jamais de limite, tes besoins passent constamment après ceux des autres.

C’est un cercle.

Tu acceptes.

Tu t’adaptes.

Tu accumules.

Tu t’épuises.

Tu deviens irritable.

Tu culpabilises.

Puis tu recommences à dire oui.


C’est pourquoi apprendre à écouter ses besoins peut profondément modifier la relation que l’on entretient avec les autres.


Parfois, ton besoin est du repos.

Et ta limite devient :

« Je ne peux pas aujourd’hui. »

Parfois, ton besoin est du calme.

Et ta limite devient :

« J’ai besoin d’être seule ce soir. »

Parfois, ton besoin est de ne plus porter quelque chose qui ne t’appartient pas.

Et ta limite devient :

« Je ne peux pas résoudre ça à ta place. »

Le besoin vient donner du sens à la limite.


Et si tu arrêtais de te demander comment tenir davantage ?

C’est une question qui peut changer beaucoup de choses.

Quand on est épuisée, on cherche souvent à tenir.

Comment avoir plus d’énergie ?

Comment mieux s’organiser ?

Comment être plus efficace ?

Comment réussir à tout faire ?


Mais parfois, la question devrait être différente.


« Pourquoi est-ce que je demande autant à moi-même ? »


Et ensuite :

« Qu’est-ce que je peux retirer ? »

Parce que sortir de l’épuisement ne consiste pas nécessairement à ajouter de nouvelles habitudes.


Il peut s’agir de supprimer progressivement ce qui surcharge.


Moins de pression.

Moins de culpabilité.

Moins de « je dois ».

Moins de disponibilité permanente.

Moins de perfection.

Moins de choses qui ne correspondent plus à tes besoins.

Et davantage de présence à toi.


L’épisode 3 de ma chaîne YouTube : « Tu ne sais peut-être plus ce qui te fait du bien »


C’est précisément le sujet du troisième épisode de ma chaîne YouTube, qui sort demain.


J’y parle de cette situation que vivent beaucoup de femmes :

elles savent parfaitement ce qu’elles doivent faire pour les autres, mais elles ne savent plus ce qui leur fait réellement du bien.


Nous parlerons de besoins, de repos, de culpabilité, de cette impression de devoir « mériter » son temps pour soi et surtout de cette reconnexion à soi qui devient essentielle lorsqu’on a passé trop longtemps en mode survie.


Si tu te reconnais dans cet article, je t’invite vraiment à regarder l’épisode.


La vidéo permet d’aller plus loin dans cette réflexion et, surtout, de prendre quelques minutes pour toi.


Abonne-toi à ma chaîne YouTube pour suivre les prochains épisodes consacrés à l’épuisement féminin, aux émotions, au corps, aux limites et à la sortie progressive du mode survie.


🎥 je publie des épisodes plus approfondis autour de l’épuisement féminin, des émotions, du corps, des limites, de la charge mentale et de la sortie du mode survie.



Un accompagnement arrive en octobre

Cet article, comme les épisodes de ma chaîne, s’inscrit dans une démarche plus globale que je prépare actuellement.

En octobre, je proposerai mon nouvel accompagnement :


Sortir du mode survie


Un programme pensé pour les femmes qui se sentent épuisées, surchargées, constamment sollicitées et qui ont parfois l’impression de s’être perdues en chemin.


L’objectif n’est pas de te donner une énième liste de choses à faire.

Parce que si tu es déjà épuisée, ajouter encore des obligations n’est probablement pas la solution.


L’idée est plutôt de comprendre ce qui t’épuise, de revenir à tes besoins, de retrouver progressivement ton énergie, de réapprendre à écouter ton corps et tes émotions et de construire un équilibre plus durable.


Un équilibre qui puisse réellement trouver sa place dans ta vie.

Le programme ouvrira prochainement.

Si tu souhaites être informée de son lancement, tu peux suivre mes contenus et retrouver les informations directement sur mon site.


Et si tu commençais aujourd’hui ?


Pas demain.

Pas quand tu auras terminé tout ce que tu as à faire.

Pas quand tout le monde ira mieux.

Aujourd’hui.

Prends quelques secondes.

Respire.


Et pose-toi cette question :


« De quoi ai-je besoin, moi, aujourd’hui ? »


Pas :

« Qu’est-ce que je dois faire ? »

Pas :

« Qu’est-ce qu’on attend de moi ? »

Pas :

« Qu’est-ce qui ferait plaisir aux autres ? »


Qu’est-ce dont j’ai besoin ?


La réponse peut être minuscule.

Un verre d’eau.

Dix minutes seule.

Une promenade.

Un appel.

Du silence.

Une sieste.

Dire non.

Demander de l’aide.

Ou simplement… ne rien faire pendant quelques instants.

Ne sous-estime pas ces petites réponses.


Parce que se reconnecter à soi ne commence pas forcément par un grand changement de vie.

Cela peut commencer par une question.


Une seule.

« De quoi ai-je besoin ? »

Et peut-être qu’à force de te poser cette question, tu vas progressivement recommencer à entendre une voix que tu avais mise en sourdine depuis longtemps :

la tienne.


Je démarre mon programme en 4 semaines pour sortir du mode survie.




🌿 Pour aller plus loin


Si tu te reconnais dans l’épuisement, la surcharge, les difficultés à écouter tes besoins ou cette sensation de fonctionner constamment en mode survie, je t’invite à poursuivre cette réflexion à travers mes différents contenus.


📱 Sur Instagram, je partage du contenu au quotidien : des réflexions, des conseils simples, des prises de conscience et des clés concrètes pour t’aider à ralentir, à mieux écouter ton corps et à remettre tes besoins au centre.



🌿 Et en octobre, mon nouvel accompagnement « Sortir du mode survie » arrivera.


 Un programme pensé pour les femmes qui ne veulent plus simplement apprendre à tenir davantage, mais qui souhaitent comprendre ce qui les épuise et retrouver progressivement un équilibre plus juste et plus durable.

Tu peux également commencer dès maintenant par réaliser gratuitement ton état des lieux directement sur mon site.

Prends quelques minutes pour faire le point sur ta situation, identifier ce qui te pèse aujourd’hui et commencer à mettre des mots sur ce que tu vis.

Parce qu’avant de changer, il faut parfois simplement commencer par s’écouter.


Et peut-être que tout commence par cette question :

« De quoi ai-je besoin, moi ? »


Fais le test maintenant.



💬 Et toi ?


Lorsque quelqu’un te demande quelque chose, est-ce que tu prends réellement le temps de te demander si tu en as envie et si tu en as les ressources ?

Ou est-ce que ton « oui » sort avant même que tu aies eu le temps d’y réfléchir ?


Dis-moi en commentaire : est-ce que tu es plutôt une femme qui dit oui automatiquement… ou est-ce que tu as déjà appris à poser tes limites ?


Et surtout, rappelle-toi ceci :


Ton énergie compte.

Tes besoins comptent.

Tes limites comptent.

Et toi aussi, tu comptes.

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