Je veux changer mais je fonctionne comme avant : pourquoi ?

Tu le sais. Tu le sens. Quelque chose doit changer. Tu es fatiguée de courir, de tout porter, de te coucher épuisée et de te lever sans énergie. Tu t'es promis cent fois de ralentir, de dire non, de prendre du temps pour toi. Et pourtant, lundi matin, tout recommence exactement comme avant.
Si tu te reconnais, je veux d'abord te dire une chose :
tu n'es ni faible, ni paresseuse, ni « pas assez motivée ».
Ce que tu vis est profondément humain, et il y a de vraies raisons pour lesquelles le changement est si difficile, surtout quand on est épuisée.
Il y a environ 12 ans, j'étais exactement là. Je savais que je devais changer quelque chose. Mais je continuais, encore et toujours, jusqu'à ce que mon corps dise stop. Aujourd'hui, à quelques mois de mes 50 ans, je me sens plus vivante que jamais. Et ce chemin, je ne l'ai pas fait en un jour. Je te raconte ce que j'ai compris.
Pourquoi on revient toujours à nos vieilles habitudes
Je veux changer mais je fonctionne comme avant : pourquoi ? |
Ton cerveau cherche la sécurité, pas le bonheur
Nos habitudes ne sont pas là par hasard. Elles sont des chemins connus, rassurants, qui nous permettent de fonctionner sans réfléchir. Même quand elles nous épuisent, elles ont un avantage : on sait à quoi s'attendre.
Changer, c'est aller vers l'inconnu. Et pour une partie de nous, l'inconnu ressemble à un danger. Alors, dès que la fatigue ou le stress montent, on revient automatiquement à ce qu'on connaît : dire oui, tout gérer, se mettre en dernier. Ce n'est pas un manque de volonté, c'est un réflexe de protection.
Quand on est épuisée, on n'a plus l'énergie de changer
C'est le grand paradoxe de l'épuisement : c'est justement quand on aurait le plus besoin de changer qu'on en a le moins la force.
Changer demande de l'énergie. Il faut réfléchir, décider, tenir, recommencer. Quand ta batterie est à plat, ton corps et ton esprit économisent tout ce qu'ils peuvent. Ils choisissent la voie la plus simple, celle qu'ils connaissent par cœur.
Ce que je vois très souvent au cabinet, ce sont des femmes qui s'en veulent de « ne pas y arriver », alors qu'elles fonctionnent tout simplement en mode survie.
(Si tu te demandes ce qui vide ta batterie, mon petit guide Mieux comprendre pourquoi je suis toujours fatiguée t'aide à repérer tes fuites d'énergie.) Directement dans ma boutique de programmes.
On attend d'aller mieux pour commencer
« Quand j'aurai moins de travail. » « Après les vacances. » « Quand les enfants seront plus grands. » On attend le bon moment pour prendre soin de soi. Mais ce moment n'arrive jamais vraiment, parce qu'il y a toujours une urgence, quelqu'un qui a besoin de nous, une chose à terminer.
Et pendant qu'on attend, on continue de fonctionner comme avant.
Les 3 pièges qui nous empêchent de changer
Piège n°1 : vouloir tout changer d'un coup
On décide un dimanche soir de tout révolutionner : se coucher plus tôt, faire du sport, mieux manger, méditer, dire non, ranger la maison. Le lundi, on tient. Le mercredi, on craque. Le vendredi, on se sent nulle.
Vouloir tout changer en même temps, c'est demander à un corps déjà fatigué un effort énorme. C'est presque toujours voué à l'échec, et cet échec renforce l'idée qu'on « n'y arrivera jamais ».
Et cela je l'ai fais un bon nombres de fois...
Piège n°2 : attendre la motivation
La motivation est une émotion. Elle va et elle vient. Si tu attends d'être motivée pour changer, tu dépendras de ton humeur du jour, de ta fatigue, de la météo.
Ce qui fait tenir un changement, ce n'est pas la motivation : c'est un geste assez petit pour que tu puisses le faire même les jours sans.
Piège n°3 : culpabiliser à chaque retour en arrière
Tu as tenu trois jours, puis tu as « rechuté ». Et là, la petite voix arrive : « Tu vois, tu n'y arrives pas. » Cette culpabilité est souvent ce qui nous fait abandonner complètement.
Pourtant, revenir à ses anciennes habitudes fait partie du chemin. Ce n'est pas un échec, c'est une information. Ce qui compte, ce n'est pas de ne jamais dévier, c'est de savoir revenir.
Ce qui fonctionne vraiment : le changement en tout petits pas
Un seul changement à la fois
C'est sans doute la chose la plus importante que j'ai apprise, pour moi comme pour les femmes que j'accompagne : un seul changement à la fois. Pas dix. Un, et cela fait vraiment la différence.
Choisis une seule chose pour cette semaine. Quelque chose de simple, de concret, de réaliste.
Par exemple :
poser ton téléphone loin de toi au moment de te coucher ;
prendre 2 minutes pour respirer avant le dîner ;
boire un grand verre d'eau en te levant ;
dire « je te réponds demain » au lieu de « oui » tout de suite.
Si ton premier pas concerne tes soirées, mon guide Mon sommeil, mon allié énergie te propose un programme doux de 7 jours, un geste à la fois. Et si c'est le « oui » automatique qui t'épuise, Mieux comprendre pourquoi je n'arrive pas à dire non te donne des phrases toutes prêtes pour poser tes limites en douceur.
Quand ce geste est devenu naturel, tu en ajoutes un autre. Petit à petit, ces petits changements finissent par en faire un grand.
Accroche ton nouveau geste à une habitude que tu as déjà
Notre quotidien est rempli de gestes automatiques : se brosser les dents, faire couler le café, fermer la porte en rentrant. Ce sont de formidables points d'appui.
L'idée est simple : tu accroches ton nouveau geste à l'un de ces moments. « Après m'être brossé les dents, je pose mon téléphone dans le salon. » « Pendant que le café coule, je fais trois grandes respirations. » Ton nouveau geste n'a plus besoin de volonté : il se glisse dans un moment qui existe déjà.
Rends ton changement visible
Ce qu'on ne voit pas, on l'oublie. C'est pour ça que j'aime tant le post-it. Écris ton changement de la semaine sur un post-it, et colle-le là où tu le verras chaque jour : sur ton miroir, ton frigo, ton ordinateur.
Le dimanche, regarde où tu en es. Tu peux le cocher, le garder une semaine de plus, ou le remplacer par un nouveau. Sans jugement.
Commence maintenant, même tout petit
Si tu attends le bon moment, tu attendras longtemps. Alors commence aujourd'hui, même si c'est minuscule. Deux minutes suffisent. Deux minutes de respiration, deux minutes pour noter ce qui tourne dans ta tête, deux minutes assise sans rien faire.
Deux minutes, c'est si petit que ton cerveau ne peut pas vraiment dire non. (Tu trouveras des respirations simples à faire en 2 minutes dans mon guide Retrouver mon calme.) Et deux minutes répétées chaque jour, ça finit par changer une vie.
Accepte de te réajuster
Il y aura des semaines où tu n'y arriveras pas. Des périodes chargées, des imprévus, de la fatigue. C'est normal.
Moi aussi, il m'arrive de dévier. La différence, aujourd'hui, c'est que je ne me juge plus. Je remarque, je me demande de quoi j'ai besoin, et je reprends un petit pas. Se réajuster, c'est une compétence. Et comme toutes les compétences, elle s'apprend.
Ce que ce chemin m'a appris
Quand j'étais épuisée, je pensais que pour aller mieux, il me faudrait tout changer. Une nouvelle vie, d'un coup. Et comme c'était impossible, je ne changeais rien.
Ce qui m'a fait sortir de l'épuisement, ce ne sont pas de grandes résolutions. Ce sont de petites décisions, prises jour après jour : m'écouter, protéger mon sommeil, arrêter de dire oui automatiquement, m'accorder des moments rien qu'à moi. Je me suis reconvertie, je me suis formée à la sophrologie, puis à d'autres pratiques, et j'ai tout testé sur moi avant de le transmettre.
Aujourd'hui, à l'approche de mes 50 ans, je ne me suis jamais sentie aussi alignée. Et si j'ai pu le faire, toi aussi.
Et maintenant, ton premier petit pas
Prends un post-it. Écris dessus un seul changement pour cette semaine. Colle-le là où tu le verras chaque jour. C'est tout. C'est assez.
Pour aller plus loin :
Retrouve mon épisode de demain sur ma chaîne YouTube « Éveil&moi, le podcast qui éveille » :
« Je veux créer du changement, mais je continue de fonctionner comme avant ».
Fais le point avec mon questionnaire gratuit « Suis-je en mode survie ? ».
Choisis le guide qui te correspond dans ma boutique Éveil&moi :
Déposer ma charge mentale si tu penses à tout pour tout le monde, Le repos qui recharge vraiment si tu culpabilises de souffler, Mon sommeil, mon allié énergie si tes nuits ne te réparent plus. Les guides démarrent à 7 €.
Si tu sens que tu as besoin d'être accompagnée pas à pas, mon programme Sortir du mode survie t'aide à relâcher la pression, sortir de la surcharge, retrouver de l'énergie et installer un nouvel équilibre, en 4 semaines (89 €).
Et suis ma série Road to 50 sur Instagram : chaque semaine, je te montre ce que j'ai mis en place dans mon quotidien.
Prends bien soin de toi,
Virginie Zbylut, sophrologue, magnétiseur-énergéticienne · Éveil&moi




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